Qu’est-ce qui va influencer votre projet d’aménagement végétalisé ?
Le projet, vos attentes
>> Le contexte de la demande : problématique et besoins
Que ce soit à l’échelle d’un quartier ou d’un jardin, c’est le point de départ de la réflexion. Un usage peut évoluer et l’espace devenir inadapté aux besoins. Ce diagnostique de départ ainsi que le point d’arrivée souhaité doivent être bien décrits.
>> Le contexte patrimonial (éléments de patrimoine local à mettre en valeur, vue sur le paysage à conserver…)
Vous disposez d’une fenêtre sur le paysage, d’une entrée de lumière ou le secteur est en zone sauvegardée ? Ces éléments sont à prendre en compte pour un paysage harmonieux en évitant la juxtaposition d’unités sans liens entre elles.
>> Vos contraintes budgétaires
Végétaliser les espaces a un coût mais cela peut être très variable selon la capacité et l’envie de réutiliser des matériaux, de faire une partie de l’aménagement soi-même. Les éléments non végétaux (structures porteuses, murets, sols) sont les postes les plus importants de dépense (sauf à choisir des végétaux âgés ou de collection ayant aussi un coût important). La surface ainsi que les densités plantés rentrent en compte dans ce calcul.
Un végétal planté jeune a bien plus de facilités de reprise qu’un arbre de plusieurs années transplanté plusieurs fois. Il est également beaucoup moins cher. La patience paye !
>> Les contraintes réglementaires (plan d’urbanisme, zone naturelle réglementée, patrimoine historique, espèces animales ou végétales protégées, limites de propriété…).
Afin d’éviter les déconvenues, pensez à vérifier les documents d’urbanisme de votre territoire. En ce qui concerne les limites de propriété, leur respect sera aussi un avantage de gestion ! (au minimum 2m pour des végétaux de plus de 2m)
>> Les critères esthétiques, d’ambiance, les couleurs…chacun ses goûts !
>> Les bénéfices écosystémiques attendus
En fonction de vos besoins et de vos centres d’intérêts, l’accent pourra être mis sur divers bénéfices : ombrage, fraîcheur, apports de nourriture et d’habitats pour la faune, régulation des flux hydriques, fruits comestibles pour l’homme, espèces majoritairement indigènes de France ou régionaux, protection contre le vent, piégeage des polluants atmosphériques, lutte contre l’érosion, maintien de talus)
>> Les choix de gestion
Plusieurs possibilités peuvent se combiner : gestion autonome, municipale, prestataire privé. La gestion n’est pas un détail et dépend de la conception afin d’en minimiser les coûts et de conserver des végétaux en bonne santé et belle allure !
J’évoquerai les critères spécifiques à l’emplacement du projet dans un prochain article, à suivre !
Photos personnelles prises aux terrasses en écailles réhabilitées de Léotoing, un site très exposé au soleil avec une flore adaptée (Haute-Loire)
