Au secours, mon talus s’effondre !
La problématique : un talus en pente en limite de propriété.
Cette situation est fréquente car elle est associée à la densification des constructions.
Nous avions pour ce projet à Clermont-Ferrand :
– Une pente importante (>50%) qui favorise l’érosion (eau, vent), la pente étant le rapport entre la distance horizontale et la hauteur ;
– Le terrain du voisin situé en amont de la pente ;
– La proximité de l’habitation en contrebas (dont une terrasse en composite existante) ;
– Des retenues en rondins de pin traité très dégradées plusieurs années après leur pose, et qui ne retiennent plus la terre. La végétation s’installe difficilement (à l’exception des ronces, cornouillers, iris et menthe).
– Un sol calcaire avec présence d’argile significative. La roche calcaire est constituée de feuillets très friables. Ce sont d’anciens sédiments du lac de Limagne (voir ci-dessous l’histoire géologique de la faille de la Limagne, richesse géologique locale).
Les solutions proposées et mises en œuvre
>> Travailler la topographie du terrain en reformant des terrasses pour diminuer la pente
Là, il faut des bras ! (ou un accès pour une mini-pelle, en limitant autant que possible le travail du sol profond et la compaction ; en particulier en sol argileux).
>> Poser une toile de paillage biodégradable
Nous avons choisi de la toile de laine de mouton. Il est préférable dans ce cas d’éviter le paillis libre et léger, peu adapté aux pentes comme le miscanthus, les copeaux fins de bois, les cosses de sarrazin, (ils se déplacent, s’envolent).
>> Planter des végétaux à enracinement durable (arbrisseaux, arbustes, arbres)
C’est le plus efficace à moyen terme à condition de bien préparer la plantation en amont. L’objectif est de rechercher une diversité de types de systèmes racinaires.
Suivi des plantations
Au début de l’été, la végétation se développe bien malgré un pH très basique et les vagues de chaleur.
Prochain suivi à l’automne !

